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Journal de marche du sergent Fricasse de la 127e demi-brigade: 1792-1802

Note 16 — PLANCHES

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Note 16: (retour) Chiffre singulièrement exagéré. Soult rapporte un triste épisode du siège: «Le colonel Marescot dirigeait les opérations du génie, sous les yeux des généraux Jourdan et Hutry; on avait un équipage d'artillerie suffisant et les représentants Saint-Just et Lebas se tenaient au pied de la tranchée pour presser les travaux. Un jour, ils visitaient l'emplacement d'une batterie que l'on venait de tracer: «À quelle heure sera-t-elle finie?» demanda Saint-Just au capitaine chargé de la faire exécuter.--Cela dépend du nombre d'ouvriers qu'on me donnera, mais on y travaillera sans relâche, répond l'officier.--Si demain, à six heures, elle n'est pas en état de faire feu, ta tête tombera!...» Dans ce court délai, il était impossible que l'ouvrage fût terminé; on y mit cependant autant d'hommes que l'espace pouvait en contenir. Il n'était pas entièrement fini, lorsque l'heure fatale sonna. Saint-Just tint son horrible promesse: le capitaine d'artillerie fut immédiatement arrêté et envoyé à la mort, car l'échafaud marchait à la suite des féroces représentants. Si nous n'avions pas remporté la victoire, la plupart de nos chefs auraient subi le même sort. Nous apprîmes plus tard que Saint-Just avait porté sur une liste de proscription plusieurs généraux de l'armée, et qu'il m'y avait compris, quoique je ne fusse encore que colonel.--Jourdan devait être sacrifié le premier; il avait remplacé Hoche dans le commandement, et il avait, comme lui, encouru la haine du représentant par la courageuse résistance qu'il opposait à ses volontés, lorsque la présomptueuse ignorance de Saint-Just prétendait diriger les opérations militaires. (SOULT.)

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