Note 124 — EUGÈNE DELACROIX (continued 3)
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En ce qui touche l'opinion de Delacroix sur Courbet et le réalisme, nous nous sommes expliqué dans notre Étude (voir t. I, p. XXX, XXXI). Voici ce que le maître écrivait dans un des albums de son Journal: «Eh! réaliste maudit, voudrais-tu par hasard me produire une illusion, telle que je me figure que j'assiste en réalité au spectacle que tu prétends m'offrir? C'est la cruelle réalité des objets que je fuis, quand je me réfugie dans la sphère des créations de l'Art.» Et plus loin: «Il existe un peintre allemand nommé Denner, qui s'est évertué à rendre dans ses portraits les petits détails de la peau et les poils de la barbe: ses ouvrages sont recherchés et ont leurs fanatiques. Véritablement ils sont médiocres et ne produisent point l'effet de la nature. On objectera peut-être que c'est qu'il manquait de génie; mais le génie même n est que le don de généraliser et de choisir.» Baudelaire a merveilleusement commenté les causes de l'antipathie d'Eugène Delacroix pour l'art de Courbet.