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Journal de Eugène Delacroix, Tome 1 (de 3), 1823-1850

Note 93 — EUGÈNE DELACROIX (continued 2)

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Le duc d'Orléans, qui manifesta toujours un goût très vif pour les arts, s'était constitué le protecteur des artistes de son temps. Il entretint notamment avec Decamps et Delacroix des relations assez suivies; à la différence de Louis-Philippe, le Prince avait pour le talent de Delacroix une admiration toute particulière: il venait à l'atelier du maître et suivait ses travaux. Deux des plus belles toiles de Delacroix, le Meurtre de l'évêque de Liège et la Noce juive au Maroc, furent achetées par le duc d'Orléans; la première avait été même composée spécialement pour lui. Enfin, si l'on feuillette attentivement les catalogues des ventes de la maison d'Orléans, on voit que de nombreuses œuvres du maître figurèrent dans la galerie du fils aîné de Louis-Philippe. (Voir Catalogue Robaut, passim.)

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