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Journal de Eugène Delacroix, Tome 1 (de 3), 1823-1850

Note 6 — EUGÈNE DELACROIX (continued 2)

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Avec sa fougue ordinaire, Delacroix s'était tout d'abord pris de passion pour la chasse. «Je me plais beaucoup à chasser. Quand j'entends le chien aboyer, mon cœur palpite avec force, et je cours après mes timides proies avec une ardeur de guerrier qui franchit les palissades et s'élance au carnage... Rien qu'en voyant tomber un oisillon, on se sent ému et triomphant comme celui qui découvre dans l'instant que sa maîtresse l'aime.» Mais cet enthousiasme dura peu. L'année suivante (1819), il écrivait: «Décidément la chasse ne me convient pas... Il faut se traîner et avec soi une arme lourde et incommode à porter à travers les ronces... Il s'agit d'avoir pendant des heures qui n'en finissent pas l'esprit dirigé vers un objet qui est d'apercevoir le gibier.» Mais le découragement du chasseur n'éteint pas la flamme de l'artiste: «Il y a bien à tout cela des compensations telles que l'occasion saisie, le soleil levant et le plaisir enfin de voir des arbres, des fleurs et des plaines riantes au lieu d'une ville malpropre et pavée.» (Corresp., t. I, p. 17 et 40.)

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