Note 24 — NOTES ET DOCUMENTS
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A proprement parler, il y a des théologiens, des prédicants, mais point de clergé et nul sacerdoce dans la religion d’Islam. Les musulmans ont théoriquement, pour chef spirituel, le chériff de la Mecque, et, pour chef temporel, le sultan de Constantinople. Mais en Asie comme en Afrique les déserts de sables sont vastes et eux, les officiels conducteurs d’âmes, sont très loin…
Quant à la hiérarchie rituelle en Afrique française, à ce clergé qui émarge à notre budget d’Algérie ou de Tunisie, imans, cadis, etc., il reconnaît la première de ces autorités ; mais il ne peut guère l’imposer, n’ayant pas lui-même d’influence. Il assiste donc aux progrès des « ordres » particuliers. Il les redoute et les désavoue, mais à voix baissée, car il est Arabe et prudent.
Pour les tribus nomades, ce sont les plus instruits du douar qui conduisent la prière en commun. Dès qu’un fidèle y sait déchiffrer péniblement quelques sourates du Koran, on le déclare taleb (savant), et très propre à catéchiser son entourage. Or, tous ces talebs ou tolba sont affiliés aux confréries — tous.