Note 161 — LIVRE II OPÉRATIONS ANALYTIQUES (continued 2)
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On voit pourquoi nous n’avons pas défini et étudié à part le « document de première main ». C’est que la question a été mal posée par la pratique des historiens. La distinction devrait porter sur les affirmations, non sur les documents. Ce n’est pas le document qui est de première, de seconde, ou de troisième main, c’est l’affirmation. Ce qu’on appelle un « document de première main » est presque toujours composé en partie d’affirmations de seconde main sur des faits que l’auteur n’a pas connus lui-même. On nomme « document de seconde main » celui qui ne contient rien de première main, par exemple Tite Live ; mais c’est là une distinction trop grossière pour suffire à guider la critique des affirmations.