Note 646 — LIVRE III Les derniers Mérovingiens
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L’adjectif bale ne se rencontre nulle part qu’ici. Il y a dans les manuscrits des variantes, bile et blare, qui ne sont guère plus instructives, à moins qu’avec Ducange on ne corrige bile en vile, ce qui donnerait au moins un sens quelconque. Paulin Paris traduit par cheval bai, mais bale ne donnerait jamais bai, et bai n’est pas non plus la couleur d’une chevelure noire et blanche. Aimoin fait dire à Bertoald : Tunc hic eras, muta bestia ? et la chronique de Saint-Denis : « Es-tu là, vieille jument chauve ? » mais nous ne savons pas sur quoi reposent ces interprétations. Rajna, p. 279, dont je résume ici la note, évite de se prononcer lui-même ; quant à Krusch, ad. l. l., il voit dans le mot un celtique bal = falsus et traduit par : fausse bête, en rapprochant de notre passage le nom de Ballomeris donné par mépris au prétendant Gundovald (Greg. Tur. VII, 14).