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Histoire poétique des Mérovingiens

Note 632 — LIVRE III Les derniers Mérovingiens

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Nélis, Réflexions sur un ancien monument du Tournaisis appelé vulgairement la pierre Brunehaut (Mémoires de l’Acad. impér. et roy. de Bruxelles, t. I, 1777), après avoir montré qu’on ne peut attribuer à Brunehaut ni ce monument ni tous les autres qui portent son nom dans les pays sur lesquels elle n’a pas régné, continue en ces termes : « Le curé d’Hollain, dans la paroisse de qui se trouve cette pierre, m’a dit d’avoir vu dans d’anciennes notes de ses prédécesseurs, qu’avant le XIVe ou XVe siècle cette pierre s’appelait la brune pierre, et que ç’a été sous ce nom qu’elle servait de limite ou de borne à quelques portions de sa dîme… Plus tard, après la renaissance des lettres, nos premiers géographes, sans beaucoup d’examen et pour se donner peut-être un air d’érudition, ayant entendu parler d’ailleurs des chaussées de Brunehaut qui passent là tout près, en auront pris occasion d’attribuer ce monument à notre reine, en changeant le nom de brune pierre en Brunehaut pierre dont ils l’auront cru un abrégé. Voilà comment peut être venu le nom de pierre Brunehaut. » (p. 480). A comparer le chemin nommé Brunestraete, dans l’ancien duché de Limbourg et mentionné par Ernst (Hist. du Limbourg I, p. 213), qui l’interprète par chemin Brunehaut.

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