Note 629 — LIVRE III Les derniers Mérovingiens
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La mention du chameau dans l’épisode du supplice de Brunehaut pourrait être regardée comme un détail apocryphe ou poétique : il n’en est rien. Pour ne parler ici que de la Gaule, nous voyons par Grégoire de Tours que le prétendant Gundovald avait dans son armée des chameaux qui faisaient office de bêtes de somme (Greg. Tur. VII, 35), et par le Vita Eligii que saint Éloi avait également un chameau servant au même usage. (Vita Eligii lib. II, pars 11 c. 12 dans Ghesquière t. III, p. 140.) C’est d’ailleurs sur un chameau qu’on avait coutume d’exposer dans l’empire de Byzance les malheureux qu’on vouait à l’infamie ou à la dérision ; voir Socrate, Hist. eccl. III, 2 in fine ; Denys d’Alexandrie dans Eusèbe, Hist. eccl. VI, 41 ; Procope, Bell. goth. III, 32.