Note 605 — LIVRE III Les derniers Mérovingiens
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L’immense majorité des noms propres germaniques se compose de deux radicaux dont le premier est toujours le déterminatif du second. Ex. : Brunechild, la vierge à la cuirasse (cf. le mythe de Brunehild dans l’Edda) ; Dagobert, brillant comme le jour ; Gunthramn, le corbeau de la guerre, etc. Or, ces noms sont susceptibles de deux modifications organiques. L’une consiste à échanger le second radical contre un autre de même valeur (voir sur ce procédé ci-dessus p. 377). L’autre, beaucoup plus fréquente, consiste à former le diminutif en laissant tomber le second radical : ainsi Hugo = Hugbertus (Vita Bonifat. c. 27 et 28 dans Anal. boll. I, p. 64) ; Racco = Ragnemod (Fortun. Carm. IX, 10) : Ago = Agilulf (Jaffé Regest. Pontif. Roman. I, 1273) ; Theudes = Theudericus ; (Il s’agit ici du roi des Visigoths Theudis, appelé Théodoric dans les conciles de Valence et de Lérida en 546. Comme on n’a pas vu l’identité du nom, on a cru devoir changer la date des conciles et les placer sous le règne de Théodoric le Grand ; de là des contestations bien inutiles. Aschbach Geschischte der Westgothen.) Berta = Bertrada (Hontheim, Hist. dipl. Trever. I, p. 112). Balzo = Baldwinus (Van Lokeren, Chartes de Saint-Pierre de Gand, p. 38) ; Bruna équivaut donc à Brunehild. Cf. Stark, Die Kosenamen der Germanen, Vienne 1866.