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Histoire poétique des Mérovingiens

Note 570 — LIVRE III Les derniers Mérovingiens

Reading edition

Rajna o. c. p. 125 a fort bien reconnu, d’un côté, que ce récit est historique, d’autre part, qu’il revêt déjà un coloris poétique.

« In essi (particolari) c’é innegabilmente del poetico ; si direbbe di sentire l’eco di un canto sassone. Particolarmente ci suona coma qualcosa di epico la triplice ambasciata dei Sassoni col crescendo delle offerte, e il triplice rifiuto dei Franchi. E manifesta esagerazione, in cosa dove appunto l’epica ama sempre di esagerare, sarà la moltitudine dei morti, e sassoni e franchi, tale che nec aestimari nec numerari possit. Questo precisamente l’anno appresso che la massima parte dei Sassoni era stata distrutta dal medesimo Clotario : Chlotacharius rex… maximam eorum partem delevit ! »

Ces observations sont fort justes, et en particulier celle qui est relative à la triplicité des offres des Saxons. L’épopée, comme le dieu de Virgile, aime ce numerus impar. Rajna rappelle ici le triple conseil de Wiomad à Aegidius ; de mon côté, je signalerai la triple exhortation de saint Anian au peuple d’Orléans (Greg. Tur. II, 7), laquelle, comme j’aurai l’occasion de le démontrer ailleurs, est d’origine épique et non historique.

Je ne saurais d’ailleurs pas accorder à M. Rajna qu’il y ait ici trace d’un chant saxon. M. Rajna allègue les sentiments hostiles aux Francs, et le fait que « solo il re è accarezzato » ; mais pour l’épopée populaire, c’est le roi et non son peuple, c’est le héros individuel et non la collectivité qui concentre l’intérêt et qui a toujours raison. Les poètes épiques ont de tout temps préféré les rois à leurs peuples ; quand ils présentaient à la multitude un des siens, il s’appelait Thersite, et elle n’en était pas offusquée.

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