Note 329 — LIVRE II Clovis et ses fils
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V. ci-dessus, p. 181. Il y a d’autres occasions encore où il omet des noms, sans qu’il soit aussi facile d’en dire le motif exact. Ainsi III, 20 : Theodoricus autem filio suo Theudoberto Wisigardem cujusdam regis filiam desponsaverat (il s’agit de Wacho, roi des Lombards) — et ibid. IX, 26, où il est dit d’Ingoberge, veuve du roi Charibert, qu’elle mourut à Tours, relinquens filiam unicam quam in Canthia regis cujusdam filius matrimonio copulavit. Faut-il croire que notre auteur ignorait le nom de Berthe et de son mari Ethelbert, ou plutôt est-ce par une espèce d’indifférence pour des faits placés trop loin de son sujet qu’il omet les noms ? Je demande qu’on ne s’étonne pas trop de cette conjecture : les principes de l’art d’écrire n’étaient pas pour Grégoire ce qu’ils sont pour nous. Qu’on se souvienne que Caton l’Ancien, dans ses Origines, ne nomme jamais les personnages qu’il met en scène, ce qui ne l’a pas empêché de faire une exception en faveur de l’éléphant Syrus. (Pline H. N. VIII, V, 11.) Cf. G. Kurth, Caton l’Ancien, p. 176. Le motif de ce singulier procédé nous est resté inconnu, le fait lui-même est incontestable.