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Histoire poétique des Mérovingiens

Note 480 — LIVRE II Clovis et ses fils (continued 2)

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Cette absurdité a frappé quelques écrivains qui, n’osant d’ailleurs pas révoquer en doute le témoignage de Grégoire, ont essayé de l’atténuer en attribuant une autre cause ou un autre prétexte aux excitations de Clotilde. Ce serait, d’après eux, le meurtre de Sigéric par son père qui l’aurait poussée à intervenir. (Daguet, Hist. de la Conféd. suisse, p. 35 ; Jahn o. c. II, p. 51.) Mais cette supposition contredit d’une manière formelle le texte de Grégoire de Tours, que ces auteurs veulent sauver : autant vaut alors l’abandonner tout à fait ! Je n’ai pas besoin de dire que Gibbon, ch. XXXVIII, et Henri Martin, Hist. de France, n’ont découvert ici aucune invraisemblance : du moment qu’un crime est commis par un personnage que l’Église catholique vénère parmi ses saints, ce crime devient un point d’histoire incontestable pour certains historiens. Je donne cependant la palme de la crédulité au brave Bornhak, selon lequel Clotilde elle-même était excitée par le clergé catholique de Tours. (Geschichte der Franken unter der Merovingen, p. 259.) Si le pauvre homme s’était souvenu que le roi Sigismond était catholique et que son peuple était en bonne voie de se convertir au catholicisme, il se serait abstenu de cette nouvelle occasion de dire une sottise.

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