Note 449 — LIVRE II Clovis et ses fils (continued 2)
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Je ne crois pas avoir besoin de réfuter autrement l’opinion de M. G. Paris (quandoque bonus dormitat Homerus). « Si les Francs, dit-il, avaient chanté les victoires de leur chef sur Sigebert, Chararic et Ragnachaire, ils ne les auraient pas représentées comme dues à la ruse et à la trahison… L’individu peut raconter comme de beaux traits, dont on rit en en profitant, les perfidies qui ont fait triompher le héros dont il a gardé la mémoire enthousiaste ; l’épopée, quoi qu’on en dise, n’admet que dans des conditions particulières, et avec bien des restrictions, cette glorification de l’immoralité, dont les récits en question nous offriraient un exemple unique. » (Romania, XIII, p. 605.) L’exemple est loin d’être unique. Outre ceux que je mentionne dans le texte, je rapporterai encore la complaisance patriotique de Widukind racontant les crimes auxquels les Saxons doivent la possession de leur pays. V. ci-dessus p. 47. Et si je ne craignais de paraître empiéter sur un autre domaine, je rappellerais qu’une nation entière a pu de nos jours, sous l’influence de la légende révolutionnaire, élever une statue à Danton, le sinistre tueur qui en remontrerait bien à Clovis.