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Histoire maccaronique de Merlin Coccaie [pseud.]

Note 31 — HISTOIRE MACCARONIQUE DE MERLIN COCCAIE PROTOTYPE DE RABELAIS.

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Ce mot, qui choque avec raison le lecteur du dix-neuvième siècle, n’éveillait nullement la susceptibilité de nos ancêtres.

On le retrouve dans une foule de pièces de théâtre de la première moitié du dix-septième siècle. La tragédie de François Perrin, Sichem ravisseur ou la Circoncision des incirconcis, Rouen, 1606, se termine par ces deux vers :

Quoi ! voulez-vous laisser impuni le vilain, Abusant de ma sœur comme d’une putain ?

Il était même alors admis en chaire, et des prédicateurs réimprimant leurs sermons avec approbation et privilége ne se croyaient nullement tenus de l’effacer. On peut s’en convaincre en parcourant les Sermons du Père Bosquet, publiés à Arras au commencement du règne de Louis XIII.

L’Italie offre dans ses poëmes et dans son théâtre maints exemples analogues. Dans l’Orlando innamorato de Berni, Charlemagne, irrité contre Roland, promet de pendre de ses propres mains ce figliuol d’una puttana rinegato.

Une comédie de Fedini, I due Penilie, Florence, 1583, représentée solennellement en présence de la grande-duchesse de Toscane, nous fait entendre cette exclamation :

O puttana de mi, ha gran potenza l’amor.

Un auteur comique assez fécond, François Loredano, plaçait, dès le commencement de sa comédie de la Malandrina, Venise, 1587, in-8o, ces paroles malsonnantes : Voler che s’insegni l’arte del puttanezzo à puttane avezze al bordello.

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