← Table of contents
Histoire maccaronique de Merlin Coccaie [pseud.]

Note 94 — HISTOIRE MACCARONIQUE DE MERLIN COCCAIE PROTOTYPE DE RABELAIS. (continued 7)

Reading edition

Il s’agit de Michel Scott, théologien et astronome du treizième siècle, soupçonné par ses contemporains et accusé dans les siècles suivants d’être en relations avec les esprits infernaux. Dante le nomme dans le XXe chant de l’Inferno :

Michele Scote fu che veramente Delle magiche frode seppe il giuoco.

Boccace, dans son Décameron (journée VIII, nov. IX) ; Pic de la Mirandole, dans son Traité contre les Astrologues, le représenterent sous le même aspect.

En revanche, Scott a trouvé des défenseurs. Il est un des grands hommes accusés de magie dont Naudé a composé l’Apologie. Quelques observations de Bayle tendent au même but sans dissimuler le penchant qui entraînait le docteur écossais, comme tant d’autres de ses contemporains, à assigner à tous les effets réels ou chimériques des causes surnaturelles. En 1739, un Allemand, J. G. Schmutzer, regarda comme nécessaire de disculper sérieusement Michel Scott de sortiléges et de maléfices, et il écrivit à cet égard une dissertation spéciale : De Michaele Scoto veneficii injuste damnato. Presque tous les anciens auteurs qui ont parlé de Scott disent que ses livres de magie furent enterrés avec lui, circonstance à laquelle un poëte célèbre, qui s’est représenté comme un petit-neveu de l’illustre enchanteur, a fait allusion dans le Lai du dernier menestrel. Consulter d’ailleurs sur Michel Scott l’Histoire littéraire de la France, t. XX, p. 43 et suiv.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings