← Table of contents
Histoire maccaronique de Merlin Coccaie [pseud.]

Note 72 — HISTOIRE MACCARONIQUE DE MERLIN COCCAIE PROTOTYPE DE RABELAIS. (continued 4)

Reading edition

Tout le monde sait quel est le mal ainsi désigné ; il serait fort superflu de rechercher l’étymologie de ce nom ; nous signalerons seulement ici à cet égard un opuscule curieux, les Sept Marchands de Naples. C’est un dialogue en vers imprimé vers 1525 et qui est extrêmement rare, quoiqu’il en existe plusieurs éditions. Il a été réimprimé en 1838 dans une Collection de poésies, romans, etc., publiée en lettres gothiques par M. Silvestre, et il est compris dans le t. II, p. 99-111, des Anciennes poésies françaises, éditées par M. A. de Montaiglon pour la Bibliothèque elzévirienne de M. Jannet.

Les Italiens, à l’époque où Folengo écrivait, plaisantaient volontiers sur la nouvelle et terrible maladie qui était venue frapper le genre humain. Nous ne citerons qu’un seul exemple de ces joyeusetés : l’auteur d’un livret très-rare, imprimé à Mantoue en 1545 (Cicalamenti del Grappa), discutait la question de savoir si la belle Laure n’avait pas donné à Pétrarque il mal francese. Il annonçait dès le titre de sa composition qu’il faisait l’éloge de ce mal (cosa tanto buona, tanto utile, tanto salubre e a i desiderosi della virtu tanto necessaria), et il dédiait son œuvre à la signora Antea, parce qu’elle avait répandu partout cette maladie et qu’on lui devait une augmentation dans le prix du bois d’Inde, c’est-à-dire du gaïac.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings