Note 388 — D'ITALIE.
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Note 388: (retour) Anton. Franc. Grazzini, dit le Lasca, était le plus célèbre; c'était lui qui avait formé cette réunion; elle n'était d'abord que de cinq; Salviati fut le sixième, et fit de cette réunion une académie. Le titre qu'elle prit, les noms que ses membres se donnèrent, et plusieurs des mots dont elle se servait dans ses travaux, ont besoin d'explication. Tous ces signes, pris de l'art de la mouture, annoncent qu'elle se proposa dès-lors de passer à l'examen, et les écrivains et même la langue. La crusca est le son qu'elle voulait séparer de la farine; le frullone qu'elle prit pour enseigne est le bluttoir, et sa devise: Il più bel fior ne coglie, sous l'emblème de ce que fait cet instrument, désigne ses opérations sur les ouvrages d'esprit. Elle appela crible et tamis, vaglio et staccio, l'examen qu'elle leur faisait subir; et, en publiant le résultat de cet examen, elle y mit les titres de vagliata, stacciata, cruscata, etc. Enfin, ses membres se nommèrent l'infarinato, l'enfariné; l'inferigno, le pain bis; lo smaccato, l'écrasé, lo stritolato, le broyé, etc., toujours pour rappeler les opérations de la mouture. Cela nous paraîtrait ridicule en France, et ne l'était point en Italie, où toutes les académies prenaient des titres différents et donnaient à leurs membres et à leurs travaux des noms analogues à ces titres. On peut seulement observer que cette nouvelle académie aurait dû s'appeler del Frullone, ou della Staccio, et non pas della Crusca, en un mot prendre son nom de l'instrument qui sépare, et non de la chose séparée.