Note (retour) — D'ITALIE.
Reading edition
Le Manso, qui fut l'un des meilleurs et des plus généreux amis du Tasse, mais qui ne le connut que dans ses dernières années, a le premier accrédité l'opinion que Léonore d'Este, la plus jeune sœur du duc Alphonse, avait inspiré à ce poëte une forte passion, qu'elle avait sans doute partagée, puisque c'était d'après ses invitations réitérées et presque ses ordres, qu'il était retourné la première fois de Sorrento à Ferrare323. Il a fait, au sujet de cette passion, ce que l'on peut appeler une enquête parmi les poésies du Tasse324, et y a trouvé, 1º que la personne aimée de notre poëte s'appelait Léonore; 2º qu'il y eut dans cette cour deux Léonores aimées et chantées par lui; qu'il y en eut même trois; mais il paraît s'être entièrement trompé sur la troisième325.