Note (retour) — D'ITALIE.
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Il alla d'abord à Mantoue, espérant que le duc, ancien ami de son père, serait disposé à le bien recevoir; mais il y trouva les choses à peu près les mêmes qu'à Ferrare. Il était sans argent, et fut obligé, pour aller plus loin, de vendre ce qu'il avait avec lui de précieux. Il ne se détacha pas sans regret d'une chaîne d'or et de ce beau rubis qu'il tenait de la duchesse d'Urbin; encore abusa-t-on de son malheur, et ne put-il avoir de ces objets que le tiers au plus de leur valeur. Il se rendit à Padoue, puis à Venise309, où il ne reçut pas grand accueil. Cependant un patricien, homme de mérite310, écrivit en sa faveur au grand-duc de Toscane; mais avant qu'il eût pu recevoir une réponse, le Tasse avait quitté Venise et s'était rendu à la cour d'Urbin. Il y fut enfin reçu, comme il méritait de l'être partout, avec les égards dus à sa renommée, à son génie et à ses malheurs.