Note (retour) — D'ITALIE.
Reading edition
Il n'est pas vrai, comme le veut le Manso, que deux d'entre eux furent blessés; ils n'en donnèrent pas le temps au Tasse. Il ne l'est pas non plus que le duc le fit alors arrêter, sous prétexte de le mettre à l'abri d'un nouvel attentat contre sa vie, et que ce fut cette injuste arrestation qui excita dans l'esprit du poëte le désordre qui s'y manifesta peu de temps après. Les torts d'Alphonse avec le Tasse ne furent que trop réels; mais il ne faut ni les accroître, ni anticiper l'époque. Il faut même ajouter que le redoublement d'attentions et d'égards du prince pour le Tasse en cette circonstance est prouvé par les lettres du Tasse lui-même295, et que, par une conséquence nécessaire, si l'indiscrétion du faux ami était en effet relative à des intérêts d'amour, elle n'avait du moins compromis ni Léonore, sœur du duc, ni personne de sa famille.