Note (retour) — D'ITALIE.
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Il y fut reçu par son cher Scipion de Gonzague284, qui avait beaucoup contribué à lui inspirer le désir de ce voyage. Scipion le présenta aussitôt au cardinal Ferdinand de Médicis, frère du grand-duc de Toscane, et qui lui succéda peu de temps après. Ferdinand, instruit des sujets du mécontentement que le Tasse commençait à avoir à Ferrare, lui fit entendre que si jamais il quittait la maison d'Este, il le recevrait avec le plus grand plaisir dans la sienne, ou le ferait aisément entrer chez le grand-duc, son frère. Le Tasse avait déjà eu la pensée de se retirer du service du duc Alphonse et de se fixer à Rome, soit, s'il le pouvait, dans une entière indépendance, soit en entrant dans quelque maison puissante où il ne fût pas aussi exposé à la malveillance et aux intrigues qu'il l'était à Ferrare; mais il ne voulait prendre ce parti qu'après s'être acquitté de ce qu'il devait à la maison d'Este, par la publication du monument qu'il élevait à sa gloire, et il ne donna pour lors aucune suite à ces offres du cardinal de Médicis. Il fut aussi introduit chez les deux cardinaux et chez le général de l'Église Boncompagno, neveux du pape Grégoire XIII, et reçut d'eux le meilleur accueil. Mais après un mois de séjour à Rome auprès de son ami, après avoir conféré tous les jours avec lui et l'espèce de conseil que Scipion avait établi pour l'examen définitif de son poëme, il ne songea plus qu'à retourner à Ferrare.