Note (retour) — D'ITALIE.
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On doit penser qu'à l'exemple du maître, les grands, les nobles et tout ce qu'il y avait à la cour d'hommes aimant les lettres, ou voulant paraître les aimer, s'empressèrent d'accueillir et de fêter le jeune poëte. Il en existait un alors en France qui jouissait d'une réputation gigantesque. Le génie vraiment poétique de Ronsard, nourri de l'étude des anciens et des Italiens modernes, étonnait par la verve, l'enthousiasme, l'élévation des pensées, la vivacité des images et la pompe des expressions. Le Tasse fit sa connaissance et rechercha son amitié. Il lui lut plusieurs chants de son Godefroy, et quelques-uns des morceaux qu'il n'avait cessé de composer, soit pendant son voyage, soit depuis son séjour en France258. Il ne se sentit pas médiocrement flatté d'obtenir l'approbation de Ronsard et à son tour il admira ses poésies259, qui paraissaient alors françaises à toute la France.