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Histoire littéraire d'Italie (5/9)

Note (retour) — D'ITALIE.

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Dès la première visite256 que le cardinal fit au roi de France, qui était son cousin, il se hâta de lui faire connaître le Tasse, et dit en le lui présentant: Voilà le chantre de Godefroy et des autres héros français, qui se sont tant signalés à la conquête de Jérusalem. Charles IX...., (on pouvait encore prononcer son nom et approcher de lui sans horreur; il pouvait encore sourire aux lettres et à la poésie qu'il aimait; il ne s'était pas dévoué, comme il le fit l'année suivante, à l'exécration de tous les siècles); Charles IX reçut le Tasse de la manière la plus distinguée, le revit souvent, et lui fit toujours le même accueil. Il accorda un jour à sa demande la grâce d'un malheureux poëte que les Muses n'avaient pu garantir d'une action honteuse, mais qu'elles sauvèrent ainsi du supplice. Enfin il aurait reconnu par ses largesses l'honneur que le Tasse rendait dans son poëme à l'héroïsme français, il l'aurait comblé de présents, disent les écrivains de France et d'Italie, «si la philosophie du Tasse ne se fût opposée aux grâces qu'il voulait lui faire, et n'eût arrêté sa libéralité par une espèce de refus257. «On conçoit qu'un poëte philosophe oppose une espèce de refus aux présents même d'un roi; mais quand la munificence royale se laisse vaincre par un refus philosophique, c'est qu'elle veut bien être vaincue.

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