Note (retour) — D'ITALIE.
Reading edition
Quelques poëtes l'avaient tenté dès le commencement de ce siècle: mais, arrêtés par le préjugé qui avait décidé que les langues modernes ne convenaient qu'à des sujets frivoles, et que dans des ouvrages sérieux on ne devait employer que le latin, c'était dans cette langue qu'ils avaient essayé de faire parler la Muse épique164. Ce n'était point l'histoire qu'ils lui avaient d'abord donné à traiter, mais la religion, ses dogmes, ses mystères. Le mystère de l'incarnation avait fourni à Sannazar son poëme de Partu Virginis; la vie et la mort du Christ avaient dicté à Vida sa Christiade. L'histoire profane et même contemporaine avait eu son tour; et Ricciardo Bartolini avait célébré dans l'Austriade la gloire de la maison d'Autriche165.