Note (retour) — D'ITALIE. (continued 3)
Reading edition
Il se donna au contraire franchement pour tel, dans le demi-poëme burlesque intitulé la Guerra de' Mostri, qui fait suite aux deux précédents827: il commence par attaquer encore l'auteur de la Gigantea. Les géants qui osèrent déclarer la guerre aux dieux avaient été vaincus et foudroyés; c'est un fait connu de toute la terre; «mais un certain Bossu de Pise est allé chercher une race d'énormes et ridicules géants, par laquelle il a fait enlever le ciel aux dieux. Ils auraient été réduits au désespoir si le peuple nain n'était venu l'autre jour les défendre et les délivrer par sa valeur. Je ne sais si l'auteur a bien ou mal conté la chose; mais ceux qui le croiront, que Dieu le leur pardonne! Ce mauvais exemple a fait naître une autre race, altière, méchante et hargneuse, qui veut aussi que l'on parle d'elle. On n'a jamais chanté ni en vers ni en prose une telle canaille; mais enfin elle le veut, il faut la satisfaire.»