Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Le cardinal Jules de Médicis, fils naturel de ce jeune Julien, assassiné à Florence dans la conjuration des Pazzi 61, s'était attaché de tout temps à la fortune de Léon X, son cousin. Ce pape l'avait revêtu de la pourpre, et l'avait entouré de toute la faveur attachée à son nom, à ses dignités et à ses richesses. A la mort de Léon X, on crut généralement que le cardinal Jules lui succéderait, et il le crut lui-même; mais voyant le parti français, qui lui était opposé, prêt à l'emporter dans le conclave, il aima mieux voter pour le parti de l'empereur que s'obstiner plus long-temps dans des prétentions inutiles. Il proposa le cardinal Adrien d'Utrecht, auquel personne n'avait pensé: sa voix entraîna celle des jeunes cardinaux; les vieux s'y réunirent tout-à-coup; et le conclave, à son propre étonnement, fut unanime en faveur d'un étranger inconnu à tous 62. L'ambition de Jules ne fut pas trompée pour long-temps; Adrien ne fit que paraître sur le trône de St.-Pierre; et il s'y assit, âgé de quarante-cinq ans, avec le nom de Clément VII. Sa politique fut la même que celle de Léon X; elle eut pour but l'agrandissement de sa famille aux dépens de sa patrie; et, pour moyen, une foi toujours flottante et ambiguë entre les grandes puissances belligérantes, afin de pouvoir profiter, pour cet agrandissement, de la protection du vainqueur.