Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Sa plus forte passion peut-être fut celle qu'il éprouva pour une jeune veuve très-belle et très-sage, dont il devint amoureux à Florence, lorsqu'il y alla pour voir les fêtes auxquelles l'exaltation du pape Léon X donna lieu 615. Elle se nommait Genèvre. N'osant la nommer publiquement, il se dédommagea de cette contrainte en donnant le nom de Genèvre à l'héroïne de l'un des plus touchants épisodes du Roland furieux. C'est elle qu'il chante sans la nommer dans plusieurs de ses poésies lyriques, ou de ses rimes, poésies dont on parle peu, parce que le grand éclat du Roland les a pour ainsi dire effacées, mais qui, loin d'être inférieures à celles du Bembo, et du Casa, dont on parle beaucoup, joignent à ce que pouvaient mettre dans leurs vers ces deux hommes de talent et de goût, ce que l'Arioste mettait dans tout ce qui sortait de sa plume, la grâce qu'ils ont rarement et le génie qui leur manque.