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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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On voit par mille endroits de ses ouvrages qu'il aimait beaucoup les femmes et qu'il les connaissait parfaitement; mais s'il avoue souvent qu'il les aime, il ne nomme, ni ne désigne même jamais l'objet ou les objets particuliers de cet amour. On ne sait si ce fut de la même ou de deux différentes maîtresses qu'il eut deux enfants naturels, Virginia, qui prit l'état ecclésiastique et obtint de bons bénéfices, et Jean-Baptiste, capitaine dans les troupes du duc de Ferrare. L'Arioste fut toujours sur l'article de la galanterie d'une discrétion rare chez les poëtes; et c'est peut-être pour se rappeler sans cesse à l'exercice de cette vertu qu'il avait sur son encrier de bronze un petit Amour en relief, qui posait sur ses lèvres l'index de sa main droite, et semblait commander le silence 614.

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