Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Ce dernier trait n'est pas indifférent. Il prouve que Paul Jove et d'autres auteurs ont eu tort de dire que l'Arioste dut cette maison aux libéralités du duc Alphonse 610, et que Tiraboschi a eu tort de le répéter 611. L'Arioste n'aurait certainement pas déclaré publiquement sous les yeux du duc qu'il avait payé cette maison de son argent, parta meo œre, s'il avait dû au duc lui-même les moyens de la bâtir. Bien plus, on pourrait croire que ce vers n'est pas exempt d'une légère malignité. Dans la position où était l'Arioste avec le souverain de Ferrare, il fallait que l'inscription de sa maison contînt un remercîment ou un reproche.