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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note 609 — PAR P. L. GINGUENÉ,

Reading edition

Note 609: (retour) L'Arioste, en disant que sa maison n'est dépendante de personne, nulli obnoxia, veut indiquer par-là sa propre indépendance, dont il ne jouissait qu'en l'habitant. A la cour, il était esclave; dans sa maison il se sentait libre. C'est là le vrai sens de l'expression latine. J'en fais ici l'observation pour une raison particulière. Dans l'article Arioste, de la Biographie universelle, j'avais rendu en prose sed apta mihi, sed nulli obnoxia, par ces mots français: mais commode pour moi, mais qui ne dépend de personne. Quelqu'un crut que je m'étais trompé, qu'obnoxia signifiait incommode, et non pas sujette, dépendante, qui en est pourtant le véritable sens et même le seul. Il indiqua son observation par ces mots, incommode à personne, en marge de mon manuscrit; je n'y eus aucun égard; mais à l'impression, l'observation qui n'était point rayée, passa, comme il arrive souvent, dans le texte. Je n'en ai été averti que par le grand bruit qu'on a fait de cette faute, dans un prétendu Examen de la Biographie universelle. Le vers français auquel se rapporte cette note, et auquel je n'ai rien changé, prouve assez quelle était l'expression dont je m'étais servi pour rendre les mêmes mots latins, dans ma traduction en prose.

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