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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Au bout de trois ans, sa commission étant finie et la Garfagnana pacifiée, il revint à Ferrare. Il y trouva le duc très-occupé de spectacles. Ce goût alors naissant en Italie faisait alors l'amusement de toutes les cours. Ce fut pour celle de Ferrare qu'il revit et qu'il corrigea quatre comédies, écrites, les unes dès sa première jeunesse, et les autres déjà depuis long-temps 595. Le duc Alphonse n'épargna aucune dépense pour qu'elles fussent magnifiquement représentées. Il fit bâtir exprès un théâtre d'après les dessins et sous la direction du poëte lui-même; et ce fut l'un des plus beaux que l'on eut encore vus. Ces quatre pièces y furent jouées plusieurs fois dans les fêtes données à différents princes et dans d'autres occasions solennelles. Les acteurs étaient, selon l'usage de ce temps-là, des gentilshommes de la cour et d'autres personnes distinguées; l'un des fils mêmes du duc récita le prologue de l'une de ces comédies, la première fois qu'elle fut jouée 596. L'Arioste traduisit pour les mêmes spectacles et pour les mêmes acteurs deux comédies de Térence 597; et l'on doit encore regretter que ces traductions se soient perdues. Ses propres pièces étaient imitées de l'ancienne comédie latine, mais avec de nouvelles intrigues et des caractères nouveaux. Je reviendrai, en parlant de la poésie dramatique, sur ces premiers essais d'un art où avons surpassé les Italiens, mais dans lequel ils ont été nos maîtres comme dans tous les autres.

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