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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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La partie était composée de six ou sept joueurs; et l'un des exercices les plus agréables pour lui de cette libéralité qui lui était naturelle, était, soit qu'il eût gagné ou perdu, de répandre à pleines mains des pièces d'or sur la foule des regardants 52. D'autres familiarités donnaient lieu à des soupçons sur ses mœurs, que le même historien repousse, mais qu'il ne dissimule pas. Sans entrer dans les mêmes particularités, le bon et sage Tiraboschi reconnaît 53 qu'il résulta du singulier aspect qu'offrait alors la cour romaine deux terribles inconvénients: le premier est qu'à force de voir le souverain pontife aimer à ce point les vers profanes, les plaisanteries souvent peu décentes, et les spectacles où les bonnes mœurs n'étaient pas trop respectées, cela ne laissa pas d'avilir la dignité pontificale, et réveilla même des soupçons peu honorables au pontife; le second est que le goût de Léon X s'étant déclaré pour la poésie et pour les arts d'agrément, les études plus sérieuses furent peu cultivées, et que dans ce temps, où des hérésies nouvelles et puissantes assiégèrent l'Église, elle ne trouva plus dans son sein ce nombre et ce choix de vaillants défenseurs dont elle aurait eu besoin.

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