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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Agramant qui connaît ce vieillard pour un nécromancien savant et pour un prophète, croit facilement à ses paroles, et se décide à chercher avant tout, le mont de Carène et la retraite de Roger. Un des rois de son armée va chercher partout cette montagne et ne la trouve pas 525. On se moque alors, dans le conseil, du vieux roi des Garamantes et de ses oracles. Il répond qu'on ne connaît pas le mont de Carène, mais qu'il n'en existe pas moins, qu'il est inabordable, qu'on n'y peut monter, en un mot, si l'on ne se procure l'anneau que possède la belle Angélique. Pour convaincre enfin les incrédules, il prédit que sa mort approche, qu'il va mourir; et il meurt 526. Alors, il faut bien le croire; mais comment aller au Catay dérober cet anneau à la fille du puissant Galafron? Agramant promet de créer roi d'un grand état quiconque lui apportera l'anneau. L'un des rois présents au conseil propose pour ce coup-de-main une espèce de nain qui est à son service, le plus hardi et le plus adroit voleur qu'il y ait au monde. On fait venir le petit Brunel, qui ne trouve rien de si facile que cette commission, et qui part sur-le-champ pour la faire 527. Il ne perd pas de temps, et revient avec l'anneau d'Angélique, et de plus avec le cheval de Sacripant, l'épée de Marfise, l'épée et le cor de Roland, qu'il leur a volés de même à mesure qu'il les a trouvés en route 528. Agramant tient parole à celui qui a si bien fait ses preuves, et il couronne de sa main Brunel roi de Tingitane, avec plein pouvoir sur les peuples, le territoire et toutes les dépendances 529.

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