← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

Reading edition

A cette seconde branche de l'action, qui n'est pas moins fortement conçue que la première, est attachée une partie épisodique où brille surtout le talent descriptif et l'imagination vraiment romanesque de l'auteur. Roland n'est pas long-temps sans trouver l'île enchantée de Falerine, qu'Angélique lui avait ordonné de chercher. Heureusement pour lui, il rencontre auparavant une femme à qui il rend un service; elle lui donne un livre où est tracée la description des jardins, des merveilles qu'il doit trouver dans cette île, des dangers aimables et terribles qui l'y attendent, des moyens d'y échapper et de détruire tous les enchantements 513. Sans ce secours, il courait à une mort certaine; instruit par ce livre, il tue d'abord le dragon qui gardait l'entrée, ensuite un taureau furieux, un âne couvert d'écailles, un géant, deux autres géants qui naissent du sang du premier, enfin tous les monstres qu'il trouve dans les jardins: il se dérobe aux piéges séduisants qui lui sont tendus, et finit par couper à grands coups d'épée un bel arbre qui s'élevait au milieu d'une grande plaine 514. Aussitôt l'air s'obscurcit, la terre tremble, des feux brillent, une fumée épaisse couvre tout le jardin. Le calme et le jour renaissent; mais les jardins ont disparu. Il ne reste que Falerine attachée au tronc de l'arbre. Elle demande la vie à Roland et l'obtient. Elle lui apprend qu'elle n'est qu'une fée secondaire, qu'elle a tout fait par les ordres de la grande et méchante fée Morgane. Elle le conduit vers un pont où est le fort de l'enchantement, gardé par un scélérat qui a attiré dans les piéges de Morgane un grand nombre de dames et de chevaliers 515.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings