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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Pendant ce temps, Angélique était assiégée dans Albraque 504, capitale de son empire, aussi connue des géographes, et aussi réelle que son empire même. Agrican, roi de Tartarie, en était éperdûment épris, et n'ayant pu l'obtenir de Galafron, son père, il était entré dans leurs états, à la tête d'une formidable armée, qui, selon l'expression de l'auteur, montait à vingt-deux centaines de mille cavaliers 505, chose qu'il avoue ne s'être jamais vue, ou être du moins très-rare. Malgré les secours et la valeur de Sacripant, roi de Circassie, amoureux d'Angélique et qui a juré de la défendre jusqu'à la mort, Albraque est prise et saccagée par les Tartares. Angélique, renfermée dans la citadelle, s'échappe en mettant dans sa bouche l'anneau qui a la propriété de rompre tous les enchantements, et qui de plus la rend invisible 506. Elle sait où est détenu Roland avec un grand nombre d'autres chevaliers. Elle veut s'en faire des défenseurs et les ramener au secours de la forteresse d'Albraque. Elle va droit aux jardins de Dragontine, touche de son anneau Roland et les autres chevaliers, parmi lesquels était Brandimart, amant de la belle Fleur-de-Lys, leur rend le bon sens, les délivre et marche à leur tête. Leur arrivée devant Albraque fait changer la fortune 507. Roland, à qui Angélique donne des espérances pour enflammer son courage, fait des exploits prodigieux; Agrican voit périr une partie de son armée. Il est enfin vaincu lui-même et tué par Roland, après un long et terrible combat 508.

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