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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Tous les bouffons du pape n'étaient pas poëtes 50. Le vieux Poggio, l'un des fils de Poggio l'historien; un certain Moro, payé de son intempérance par d'horribles douleurs de goutte, mais qui n'en était pas moins gai; un chevalier Brandini, un gros moine nommé Mariano, tous plaisants, facétieux et hommes de bonne chère, étaient habituellement ses convives. Ils se piquaient d'une science profonde en cuisine, et imaginaient les ragoûts les plus singuliers; ils allèrent jusqu'à imiter dans des pièces de pâtisserie farcies de viande de paon hachée, les recherches des anciens Romains. Mais leurs jeux de mots et leurs bouffonneries plaisaient encore plus à Léon X que leurs mets les plus délicats et les plus savants. A certaines époques de l'année, qui amènent et autorisent un redoublement de gaîté, on les plaçait tous ensemble au bas de la table, où ils étaient traités splendidement, mais à condition qu'ils souffriraient patiemment tous les tours que le maître et ses courtisans voudraient leur faire: on leur promettait seulement de ne pas compromettre leur santé. On leur servait, par exemple, sous l'apparence des mets les plus agréables, des singes, des corbeaux ou d'autres animaux, dont la chair coriace, insipide, ou de mauvais goût, trompait leur friandise et leur appétit.

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