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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Pendant tout ce temps, Astolphe était arrivé près de l'enceinte; il avait tout vu, tout entendu; piqué de la défaite de tant de chevaliers chrétiens et de la colère de Charlemagne, il va demander à l'empereur la permission de combattre, s'arme, monte à cheval, et se présente la lance haute. Les spectateurs, malgré sa bonne mine, attendent peu de lui. Charlemagne dit à part: «Il ne manquait plus que cela à notre honte 491.» Astolphe lui-même ne se flatte pas de vaincre; mais il remplit avec courage ce qu'il regarde comme un devoir 492. Grandonio et lui prennent du champ; le premier, fier de tant de succès, le second un peu pâle de crainte, mais décidé à braver la mort, pour effacer la honte de nos armes. Les deux chevaliers se rencontrent, et dès que la lance a touché Grandonio, il tombe rudement et reste étendu sur le sable 493. Tout le monde jette un cri d'admiration et de surprise; mais le plus surpris de tous était Astolphe, qui ne concevait rien à sa victoire. Il ne restait plus que deux guerriers païens qui n'eussent pas combattu: ils entrent dans la carrière et sont renversés avec une facilité que ni eux, ni les spectateurs, ni l'empereur, ni surtout Astolphe, ne peuvent comprendre.

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