Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Au milieu d'un repas splendide que donnait Charlemagne aux seigneurs de sa cour et aux nobles étrangers, pour l'ouverture d'un grand tournoi, on avait vu paraître tout à coup entre quatre géants d'un aspect terrible une princesse plus belle que l'étoile du matin. C'était Angélique, fille de Galafron, roi de Catai, royaume qu'on ne trouve pas sur la carte d'Asie, mais que l'on dit être le même que la Chine; et il est vrai que les Tartares donnent encore aujourd'hui à la Chine le nom de Kitai ou Kitay, qui ressemble assez à Catai 482; mais il est singulier qu'on soit allé chercher une beauté chinoise pour tourner en France toutes les têtes. Quoi qu'il en soit, cette beauté surnaturelle, accompagnée d'un jeune chevalier aussi beau qu'elle-même, déclare à l'empereur qu'elle est venue des extrémités du monde avec son frère pour lui rendre hommage, et pour éprouver, dans les joûtes annoncées, la valeur de ce jeune frère contre celle de tous les chevaliers. Elle propose pour condition du combat que tout guerrier abattu d'un coup de lance demeurera leur prisonnier, sans pouvoir combattre avec d'autres armes; que si son frère est vaincu, il s'en ira avec ses géants, et qu'elle appartiendra au vainqueur.