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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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On voit ici que le génie de l'auteur avait de l'élévation, qu'il visait au grand, et que pour la première fois depuis le Dante il faisait entendre à l'Italie les sons de la trompette épique. Mais il était dans une cour galante, dont il faisait lui-même partie; il chantait pour elle; et son sujet, tel qu'il l'avait conçu, autant que son auditoire, le ramenaient de ce ton héroïque à celui de galanterie. Au neuvième chant de son troisième livre, à celui où il fut arrêté dans son travail, qu'il ne devait plus jamais reprendre, excité par les images voluptueuses que présente le joli épisode de Bradamante et de Fleur-d'Épine, il se croit au milieu de cette cour remplie de beautés angéliques et de cavaliers aimables; il invite l'Amour à y descendre, et lui prédit que quand il y sera une fois il n'en voudra plus sortir 479.

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