Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Léon était sans cesse environné, assiégé et souvent importuné par des poëtes 44. Il en admettait presque tous les jours à ses soupers, dont Paul Jove nous a laissé des descriptions curieuses 45. Ces poëtes, il est vrai, étaient amis de Bacchus plutôt que des Muses; ils n'étaient là que pour servir de jouet, pour amuser le joyeux pontife et sa cour, par leurs querelles ridicules et par leurs vers plus ridicules encore. Giraldi, dans ses dialogues 46, nomme entre autres Jean Gazoldo et Jérôme Britonio, dont le pape ne se borna pas à se moquer pour leurs mauvais impromptus latins, mais à qui il fit plus d'une fois donner très-solennellement des coups de bâton, et qui devinrent, par leurs bastonnades et par leurs vers, la fable de toute la ville.