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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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La description du printemps en commence plusieurs, et ferait croire que c'était dans cette saison que la veine poétique de l'auteur se rouvrait chaque année. Une fois, il invoque toutes les Muses ensemble, sans savoir même si elles pourront lui suffire 449; et une autre fois, ce Dieu incompréhensible, triple par le nombre des personnes et unique dans son essence, qui est le principe et la fin de toutes choses 450. Le chant suivant est adressé à sa douce Muse 451. Dans celui où il les invoque toutes à la fois, il reconnaît qu'il aurait besoin d'avoir le style de Virgile, qu'il lui faudrait monter ses vers sur le ton retentissant de ceux de l'Énéide. Il rappelle, avec moins de tristesse que d'originalité, l'infirmité qui l'afflige. Il a laissé Roland enfermé dans une caverne obscure; il ne sait comment l'en retirer. «Prends patience, lui dit-il, ô brave sénateur romain! si tu es enseveli dans les ténèbres, souviens-toi que je suis privé de la lumière et forcé d'agir en aveugle 452.»

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