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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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L'invocation de son premier chant est adressée à Clio, qu'il prie d'amener avec elle Euterpe et Polymnie 440; celle du second l'est à Apollon 441; une autre l'est à Mars 442; une autre à Vénus 443. Tantôt le poëte se recommande à cette puissance suprême de qui procède tout le bien qui est en nous 444; tantôt, ayant à décrire les fêtes d'un grand mariage, il invoque deux fois le dieu d'Hymen 445. Il termine un chant en disant qu'il ne peut plus chanter, tant il a soif 446; il commence le suivant en avouant que Silène est venu à son secours, et lui a fait boire de très-bon vin, cueilli depuis plusieurs jours dans le jardin même de Bacchus, qu'il a ensuite bien dormi, et repris des forces pour continuer son histoire 447. Il finit le treizième en disant que Renaud porte à Mambrien un coup si terrible, que lui, poëte, en quitte sa lyre de peur; et il dit en commençant le quatorzième, qu'ayant écarté la peur qui lui a fait déposer sa lyre, il la reprend pour raconter la suite de ce combat. Il vivait à Mantoue, sous les Gonzague; c'est pour eux qu'il composait ce poëme. Au début de son douzième chant, il apostrophe son génie. L'astre des Gonzague se lève plus brillant que jamais; il faut produire des fleurs et des roses poétiques, sous l'influence de ses rayons 448.

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