Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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S'étant reposé quelques jours dans l'abbaye, ils la quittent et se remettent sur les traces de Roland. Renaud rencontre un serpent monstrueux qui était près d'étouffer un lion. Il tue le serpent. Le lion, par reconnaissance, s'attache à lui, le précède, lui indique le chemin, et se montre toujours prêt à le défendre. Renaud, qui voyage incognito, prend le nom de Chevalier-du-Lion 384. Il arrive enfin dans le pays où Roland s'était arrêté depuis peu. Il y était caché sous le nom de Brunor. Le cours des événemens fait que les deux cousins se trouvent dans deux armées ennemies, et qu'ils se battent même l'un contre l'autre en combat singulier. Roland ignore que c'est Renaud; mais celui-ci, qui l'a reconnu au géant qui l'accompagne, le ménage dans le combat. Le jour finit avant qu'il y ait rien de décisif. Ils conviennent de revenir le lendemain sur le champ de bataille. Ce second jour, Renaud ne peut prendre sur lui d'agir plus long-temps en ennemi avec son cher Roland; il le tire à part, ôte son casque et se fait connaître. Les deux cousins s'embrassent et se réunissent. Ils ont, le jour même, à exercer ensemble leur valeur contre un ennemi commun. Le roi Carador, chez lequel ils se trouvent, est attaqué par le roi Manfredon, amoureux de sa fille Méridienne, et qui veut l'obtenir malgré elle et malgré son père. Roland, Renaud, Olivier et le fidèle Morgant les défendent; Manfredon est vaincu, obligé de renoncer à ses prétentions, et s'engage, par un traité, à laisser en paix Carador et sa fille.