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Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

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Sa gaîté naturelle et son amour pour le plaisir n'étaient pas moins excités que son goût pour la dépense, par un grand nombre de cardinaux, jeunes, riches, d'une naissance illustre, qui vivaient dans le luxe, étalaient une magnificence royale, et passaient, comme lui, leurs jours à la chasse, à table et aux spectacles 38. Louis d'Aragon, Hippolyte d'Este, Sigismond de Gonzague et plusieurs autres, tenaient à Rome l'état le plus brillant. Leurs maisons étaient remplies de domestiques, et, sous ce nom, ils comprenaient des hommes bien nés, des gentilshommes qui briguaient l'honneur de les servir. On y voyait une multitude de chevaux et de chiens de chasse: tout y respirait la joie, la grandeur et la magnificence. On ne peut nier que ce ne fût là une cour très-splendide et très-gaie; mais on ne doit pas être surpris que des hommes d'une humeur sévère, et que des peuples entiers se soient lassés de fournir, par des jeûnes et des privations, aux dépenses de ce luxe et de ces plaisirs.

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