Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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Il aurait manqué à Léon X un plaisir de souverain, s'il n'avait pas aimé la chasse; il l'aimait passionnément: il courait la bête fauve à cheval, en bottes, en déterminé chasseur. Il voulait que tout se fit selon les règles de l'art, dont il avait fait une sérieuse étude: et lui, qui était habituellement doux et patient, si quelqu'un de sa cour ou de sa suite s'écartait, courait çà et là, criait et faisait lever la bête lorsqu'il ne s'y attendait pas, il se mettait en colère; souvent même il disait de grosses injures aux personnes les moins faites pour en recevoir 36. Si la chasse avait été mauvaise, par quelque cause que ce fût, il montrait beaucoup de tristesse et d'humeur. Ses familiers évitaient alors sa présence, sachant que toutes les qualités qui le faisaient aimer, et sa libéralité surtout, étaient alors comme suspendues. Si, au contraire, il était jamais agréable et utile de l'approcher, c'était lorsqu'il revenait bien las, mais bien content, après avoir fait bonne chasse 37. Il donnait pour motifs, au goût qu'il avait montré dès sa jeunesse pour cet exercice violent et dispendieux, des raisons de régime et le soin de prévenir l'excès d'embonpoint dont il était menacé; mais un cardinal et un pape suivaient, dans les bons siècles de l'Église, d'autres régimes que celui-là.