Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
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C'est ce qui engagea sans doute Laurent de Médicis, et même, dit-on, la sage Lucrèce Tornabuoni, sa mère, à donner à Louis Pulci pour sujet d'un poëme épique les exploits de Charlemagne et de Roland. Politien son ami l'aida dans ce dessein, en lui faisant connaître quelques sources où il devait puiser, surtout Arnauld, ancien Troubadour provençal, qui avait apparemment composé sur ce sujet des poésies ou peut-être même un poëme de quelque étendue que nous n'avons pas, et Alcuin, le plus ancien historien de Charlemagne; c'est le Pulci lui-même qui nous l'apprend 369, et c'est probablement ce qui a donné lieu au bruit qui a couru que le poëme tout entier était de Politien 370, bruit sans vraisemblance comme tant d'autres qui n'ont pas laissé d'être débités avec assurance, et ensuite répétés par écho.