← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (4/9)

Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,

Reading edition

Ce n'est pas non plus sans surprise qu'on reconnaît dans ce détestable poëme des imitations évidentes d'Homère. Celle que nous avons déjà observée n'est pas la seule. Dans les conseils que Charlemagne assemble souvent, dans les combats, dans les ambassades, l'auteur ne peut pas n'avoir point emprunté de l'Iliade et de l'Odyssée l'idée des discours longs et fréquents que se tiennent ses héros, quelques formes dont ils se servent en commençant presque tous ces discours, le soin de faire répéter, par celui qui porte un message, les propres mots de celui qui l'envoie, des locutions telles que celle-ci: Il dit alors dans son cœur, ou alors s'adressant à son cœur, il dit: etc. 353. Mais tout cela est en pure perte. La platitude continue du style fait tomber à chaque instant le livre des mains, et il faut un autre mobile que la simple curiosité pour le reprendre. Le poëte parle cependant beaucoup de la douceur de ses vers et des couleurs dont il sait revêtir cette belle histoire. Comme l'auteur de Beuves d'Antone, il finit chacun de ses chants par un adieu à ses auditeurs 354, ou par une prière contenue le plus souvent dans un seul vers qui est le dernier 355, et il les commence tous en rappelant où il en est resté de son récit, ou quelquefois en faisant une nouvelle invocation au grand Jupiter, à Dieu le père, à Dieu le fils, au Roi des rois, au Soleil des soleils 356 pour qu'ils soutiennent sa voix, et son génie dans une si noble entreprise.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings