Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
Ce poëme est à peu près le seul dont l'action remonte au-delà du règne du Charlemagne. Cet empereur et ses douze pairs font le sujet de presque tous les autres; et ce n'est plus le roman des Reali di Francia, mais la prétendue chronique du paladin et archevêque Turpin qui en est la source commune. Cette chronique ne commence, comme je l'ai dit précédemment, qu'à la dernière expédition de Charlemagne en Espagne, et finit par la fatale défaite de Roncevaux, effet des trahisons de Ganelon de Mayence, dans laquelle périt, avec Roland et Olivier, l'arrière-garde presque entière de l'armée française. Le poëme le plus immédiatement tiré de cette chronique, est intitulé: La Spagna, l'Espagne 335; il comprend, en quarante chants, cette dernière expédition de Charlemagne, jusqu'à la bataille de Roncevaux, et dans le dernier chant, la vengeance que tire l'empereur de la trahison qui avait fait périr la fleur de son armée.