Note (retour) — PAR P. L. GINGUENÉ,
Reading edition
L'auteur en est inconnu. On voit seulement à plusieurs locutions du dialecte florentin de ce temps-là 330, qu'il était de Florence, ou au moins de Toscane. Il adresse l'invocation de son poëme à Jésus-Christ, et le prie de venir l'aider à raconter cette belle histoire 331. A la fin de tous ses chants, sans exception, le poëte s'interrompt en priant Dieu d'être favorable à ses auditeurs ou à lui-même, ou en disant qu'il est las de conter, que sa voix s'affaiblit, qu'il a besoin de boire 332, qu'il dira la suite une autre fois, etc. Le premier vers de chacun des douze chants qui suivent, est toujours: Je vous ai laissés au moment où telle chose se passait 333; et le récit continue sans autre artifice. Les neuf derniers chants commencent tous par une nouvelle prière, ou à Jésus-Christ, ou au Père éternel 334, ou à la Vierge Marie, et toujours pour qu'ils accordent au poëte la grâce de poursuivre et d'achever son histoire; et chaque fois, dans la strophe suivante, il revient à sa formule: Je vous ai laissés, dans l'autre chant, au moment où telle chose venait de se passer.